Dans le supérieur aussi ça bouge (et ça converge...)

Tous ensemble, le 9 mars, refusons le projet LOPRI du gouvernement
mercredi 2 mars 2005

En 2004, le gouvernement avait du reculer face au mouvement des chercheurs et à son fort soutien dans l’opinion. Au-delà des crédits dégelés et des postes obtenus, la communauté scientifique avait exprimé son désir de changements profonds et positifs, en définissant lors des Etats Généraux de Grenoble ses propositions pour une loi d’orientation et de programmation.

En janvier 2005, le ministre Fillon laissait paraître un avant-projet de loi (LOPRI) dont les principales dispositions tournant le dos aux propositions de Grenoble sont condamnées par tous (intersyndicale comme présidents d’université).

La communauté se mobilise avec succès le 4 février, et le ministre d’Aubert qualifie de « brouillon » le projet LOPRI. Mais peu après, le ministère diffuse une version réglementaire de son projet : les intentions initiales sont entièrement confirmées. Plus grave, une des dispositions phares du texte rentre d’ores et déjà en vigueur : la création de l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) et sa dotation budgétaire 2005 sont publiées au JO.

Le 16 février, un large rassemblement d’organisations se réunissent pour faire le bilan des rencontres qui ont eu lieu avec les ministres. Le communiqué qu’elles co-signent et dont nous reproduisons ci-dessous quelques extraits est on ne peut plus clair :

« il apparaît clairement que le texte du projet de L.O.P.R.I. reste entièrement d’actualité ...

... celui-ci programme l’extension de la précarité de l’emploi et le pilotage de la recherche publique et de l’Enseignement supérieur par les entreprises privées dans le cadre des lois du marché, en totale contradiction avec les conclusions des états généraux de la recherche et avec les besoins de la société. ... Ce projet ignore le rôle premier de la recherche qui doit être la production et la transmission de connaissances librement accessibles à tous. Il réduit les besoins de la société à l’innovation industrielle et marchande à laquelle sont affectés les deux-tiers des financements nouveaux prévus par le projet. ...

Les organisations signataires considèrent ce projet comme une base inacceptable pour définir les grandes lignes de l’avenir du système de recherche français. Elles demandent qu’un nouveau projet soit élaboré en s’appuyant sur les propositions de la communauté scientifique exprimées à Grenoble, complétées par les syndicats, et sur une prise en compte de la totalité des besoins de la société. ...

Pour marquer leur détermination, elles appellent à préparer dès maintenant une journée d’action d’ampleur nationale, avec initiatives dans toutes les régions, le mercredi 9 mars 2005. »

Les détails de l’action, ainsi que du projet de loi, sont contenus dans le tract.

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ESR 9 et 10 mars 2005.pdf


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