Préavis de grève rhône

grèves 27 septembre et 10 octobre
AG à 14h00 à la bourse du travail
L’affiche à télécharger :
préavis de grève pour le Mardi 27 Septembre 2011
Monsieur le Recteur, Le syndicat SUD éducation Rhône dépose auprès de vous, conformément à la législation en vigueur, un préavis de grève pour le Mardi 27 Septembre 2011, couvrant l ensemble des personnels du Rhône, de droit public ou de droit privé qui se mobiliseront ʼ contre : – les suppressions massives de postes ; – la précarisation croissante des personnels ; – le sabordage de la formation des stagiaires ; – le gel des salaires ; – les méthodes managériales de la hiérarchie, et les pressions hiérarchiques de plus en plus importantes pour tenter de mettre au pas l’ensemble des collègues : personnels précaires de vie scolaire, non titulaires en général, agents techniques et administratifs, enseignants, COP, assistant(e)s sociaux, infirmier(e)s, … ; – le détournement programmé des missions d’éducation et d’enseignement vers toujours plus de fichage, d’évaluation et de surveillance ; – la soumission des programmes aux impératifs du marché, des entreprises et des intérêts privés comme le prouve la marche forcée vers plus d’apprentissage au détriment de la formation initiale sous statut scolaire dans les lycées professionnels ; – la répression exercée contre les désobéisseuses et les désobéisseurs ; Je vous prie de croire, Monsieur le Recteur, à notre attachement au service public de l Éducation Nationale, de l Enseignement supérieur et de la Recherche. ʼ ʼ Le Secrétaire Départemental, Sébastien Nesm
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Le tract : Ils veulent nous faire payer leur crise ! Par leurs politiques fiscales en faveur des plus riches, leur laisser-aller spéculatif, leurs cadeaux aux entreprises, les états et le patronat sont les seuls responsables de la crise actuelle. Ils utilisent néanmoins, encore et toujours, l’argument de la dette publique pour dégrader nos conditions de vies. S’ils n’osent parler d’austérité, depuis les années 1970, ils poursuivent leur politique de démolition sociale. Vol de nos retraites, sabordage de la sécurité sociale, gel des salaires, dégradation des conditions de travail, baisse des allocations, casse des services publics (privatisations et suppressions de postes), abandon des mesures écologiques, mesures contre les étranger-es…Tout est bon pour augmenter leurs profits. D’ailleurs, une récente étude de l’INSEE révèle qu’à l’issue de la crise de 2008, les plus riches se sont davantage enrichis alors que les plus pauvres se sont encore appauvris. L’école n’est pas en reste. Avec les suppressions massives de postes, alors qu’en cette rentrée, le nombre d’élèves a augmenté, l’école est en première ligne de la casse sociale. Malgré le bilan désastreux d’une année où les stagiaires ont travaillé devant élèves à plein temps, le gouvernement réitère. Il témoigne de son mépris des personnels et des élèves en poursuivant la casse de la formation initiale et continue des enseignant-es. La destruction des RASED se poursuit, la charge de travail augmente (alors que les salaires sont gelés) et la hiérarchie se montre toujours plus tatillonne, notamment vis-à-vis de celles et ceux qui osent se battre comme les désobéisseurs. La mise en place des réseaux ECLAIR, comme ceux de l’Ambition Réussite (RAR) avant eux, organisent la destruction de l’enseignement prioritaire, et renforcent la déréglementation et le flicage des personnels. Nombre de collègues en contrat aidé ont été jetés à la porte (sans recevoir la formation promise) alors que la précarité se pérennise. Leur programme : une école sécuritaire et patronale. Des enseignant-es qui se détournent des missions d’éducation et d’enseignement, qui fichent leurs élèves, culpabilisent les parents issus des classes populaires, évaluent toujours plus..., en somme qui travaillent au service des intérêts du patronat (marche forcé vers l’apprentissage, « compétences » qui visent à faire des élèves de futurs salarié-es dociles et flexibles...). S’organiser et contre attaquer. Face à un tel rouleau compresseur, face au « gouffre abyssal de la dette publique », en salle des personnels ou ailleurs, c’est le désarroi qui nous guette. Les journées de mobilisation épisodiques nous paraissent alors bien vaines et lorsqu’on mène des actions concrètes sur nos lieux de travail, même les courtes victoires prennent un goût amer quand les moyens préservés par la lutte sont retirés le lendemain, nous ôtant peu à peu toute velléité combative. Pourtant, nous étions à deux doigts de remporter une victoire décisive lors du mouvement sur les retraites. De l’autre côté de la Méditerranée, sur un fond d’aspiration à la liberté et de révolte sociale liée aux mêmes plans d’austérité que nous subissons, la révolte est venue à bout des régimes tunisiens et égyptiens et la lutte continue en Syrie. Partout dans le monde la grogne gagne du terrain. Notre colère doit encore gagner en force, en cohérence en ne se repliant pas sur nos frontières, nos corps de métier... pour que nous construisions un véritable rapport de force. Les journées de grève du 27 septembre et du 11 octobre ne doivent pas être des journées sans lendemain. Elles doivent être des tremplins pour nous organiser et inscrire nos luttes dans la duré
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