Economies à l’éducation nationale : le ministère conseille les recteurs.

A quand des conseils pour améliorer le service public d’éducation ?
mardi 1er juin 2010

Le ministère donne aux Recteurs des conseils pour faire des économies à tout prix. Foin de la qualité du service public d’éducation, plions tout au dogme libéral : dépenser moins pour tous afin d’alléger les charges de ceux qui ont le plus (tiens comme pour le retraites ?). Encore une confirmation : le service public de l’éducation et de la recherche est réduit à une variable comptable que l’on ajuste.

Documents internes de l’éducation nationale adressés aux recteurs.

Instructions du MEN pour supprimer des postes

Le diaporama ci-dessous est particulièrement instructif. Il provient du ministère et est adressé aux recteurs. Il propose "d’activer différents leviers" pour atteindre les objectifs de suppression massive de postes pour la période 2011 - 2013 dans le premier degré.

Quelques morceaux choisis :

  • L’augmentation de la taille moyenne des classes a un impact direct et très important sur les besoins en E.T.P.(Equivalent Temps Plein) dans le premier degré. La définition et l’utilisation des seuils d’ouverture et de fermeture de classes peuvent contribuer efficacement à une augmentation du nombre moyen d’élèves par classe.
  • L’augmentation de la taille des classes peut aussi provenir de l’augmentation de la taille des écoles, selon divers effets de structures (fermeture d’écoles, gestion des élèves à l’échelle d’une commune, regroupements de différentes natures…).
  • Jusqu’alors, l’optimisation du remplacement a surtout porté sur l’organisation du système de remplacement.
  • Il s’agit pour l’académie d’explorer une voie qui consiste à organiser tout ou partie des sessions de formation continue en dehors des pics d’absence (automne et printemps) ou mieux, en dehors du temps scolaire (mercredi après-midi et pendant les vacances scolaires).
  • Il s’agit pour les académies de mesurer les gains en emplois qui peuvent être générés par une baisse de la scolarisation à deux ans lorsque celle-ci peut être considérée comme le « fruit de l’histoire » et ne correspond pas aux objectifs d’égalité des chances assignés à cette politique. Cette mesure s’adresse essentiellement aux académies dont le taux de scolarisation à deux ans excède significativement le taux moyen national.
  • Plusieurs scénarios doivent être examinés :
    • suppression des seuls maîtres G (non-remplacement des départs en retraite et affectation en classe) et poursuite de la politique de sédentarisation des maîtres E dans les écoles où la difficulté scolaire se manifeste le plus (sans économie) ;
    • suppression des maîtres G et des maîtres E ; pour ces derniers, il convient d’estimer quel est le besoin de maîtres E maintenus en « surnuméraires » dans les écoles, voire dans des structures /ad hoc/ (milieu rural par exemple) ;
    • un troisième scénario intègre, en plus du scénario précédent, la mise en extinction des psychologues scolaires.
PowerPoint - 199.5 ko
diaporama ministère

L’éducation est un investissement pour la nation ! Sud Education dénonce la gestion purement comptable du service public de l’éducation et de la recherche.



Agenda

<<

2012

>>

<<

Février

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
303112345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728291234

Brèves

19 avril 2011 - Expulsion des grévistes de l’ENS d’Ulm ce matin

Les militant-e-s SUD Éducation de l’ENS de Lyon apportent tout leur soutien aux précaires et (...)

15 mars 2011 - Assemblée générale contre la précarité à l’ENS de Lyon

Une première assemblée générale de lutte contre la précarité à l’ENS de Lyon a eu lieu en février. (...)

13 février 2011 - AED et journée de solidarité

Combien d’heures un AED doit-il donner pour la journée de solidarité, dite du lundi de Pentecôte ? (...)

24 juin 2010 - Grève ? Non ! Cessation concertée du travail ! Molière et la novlangue

Dominique Costantini, professeur de philosophie, explique comment le nouveau logiciel de (...)

22 juin 2010 - Gel des salaires des fonctionnaires

Source Libération Dans un contexte européen de rigueur budgétaire où certains pays comme le (...)