Dix propositions pour une rentrée syndicale réussie...

mardi 31 août 2004

1/ Installe ou actualise le panneau syndical de SUD sur ton lieu de travail. Dans ce journal, les 8 cartes postales sont destinées à être reproduites, agrandies, affichées, distribuées. Diffuse partout les infos militantes.

2/ Contacte les précaires de ton entourage, assure-toi que leurs conditions de travail sont conformes à la loi. Informe tout le monde des actions précarité prévues (voir plus bas).

3/ Utilise les réunions de prérentrée pour une expression intersyndicale dénonçant les problèmes locaux et nationaux. Les parents et les élèves doivent également savoir à quel point notre service public va mal.

4/ Refuse de boucher les trous, d’arranger la direction, de faire des heures ou des travaux supplémentaires, de prendre des responsabilités, de faire du zèle : tant pis si tout dysfonctionne. Si on nous avait écouté à temps, nous ne serions pas tombé-e-s si bas.

5/ Recense tous les problèmes locaux : postes manquants, classes trop chargées, remplacements non assurés, etc... Le recensement peut être transmis par mail sud.education@laposte.net.

6/ Si les conditions de rentrée ne sont pas acceptables, si les collègues sont motivée-e-s, la grève locale reste une riposte efficace. Notre préavis couvre tout le monde. Contacte les syndicats, les médias, les collègues des alentours. Cherchez à obtenir satisfaction sur des demandes locales précises.

7/ Avec tou-te-s les collègues concerné-e-s, viens témoigner des difficultés rencontrées, devant la presse, le mercredi 22 septembre à partir de 14h (Bourse du Travail).

8/ Participe aux mobilisations départementales (voir l’agenda militant qui sera actualisé au fur et à mesure sur notre site). Pour soutenir les collègues précaires, rendez-vous à la Bourse du Travail le 8 septembre à 14 heures. Une action précarité est prévue le 15 septembre. Des mobilisations auront également lieu à chaque fois que les « syndicats représentatifs » auront à rencontrer l’administration.

9/ Invite-toi à l’AG de SUD, le 15 septembre à 17h30 au local (toujours ouverte aux sympathisant-e-s).

10/ Plus important encore que de verser une cotisation syndicale, il est urgent de militer, de travailler à l’union de toutes les forces militantes effectives ou potentielles, à tous les niveaux.


« Le pouvoir proprement révolutionnaire de la lucidité. »

quelques extraits du livre l’Equation du nénuphar d’Albert Jacquard

Notre société est « une forteresse fermée » dans laquelle « Il n’y a de place à l’intérieur que pour une minorité. [...] Ceux qui nous gouvernent ne savent que parer au plus pressé en appliquant les recettes d’autrefois. [...] Cette attitude de myope, qui prépare les catastrophes de demain, est acceptée jour après jour par une société qui se comporte comme un malade obligé d’accroître constamment ses doses de drogue. Il y a trente ans, la perspective d’un chômage atteignant un million de personnes était considérée comme invraisemblable ; ce serait la révolution. Aujourd’hui il y a plus de cinq millions de chômeurs, et les rues ne sont pas coupées par des barricades. Nous nous habituons à supporter l’insupportable. Cette acceptation, cette résignation sont sans doute ce qu’il y a de pire dans le diagnostic que l’on peut porter sur notre devenir. Tout se passe comme si la destruction des richesses de la planète, le refoulement vers la misère d’une fraction toujours plus grande de l’humanité, l’accroissement des inégalités étaient fatals. Un sursaut est-il possible, nous ramenant à la lucidité ? »

Ce sursaut pourrait venir de notre système éducatif, mais « sa finalité constamment rappelée est de préparer les enfants à entrer dans la société de demain. Au nom de cette finalité, l’enfance et l’adolescence sont transformées en un « parcours du combattant » projetant chacun vers une vie de compétition permanente. » Et quelle sera cette société de demain ? « Implicitement, il est admis qu’elle sera une simple extrapolation de celle d’aujourd’hui, que les tendances récentes se prolongeront, que le développement des techniques rendra toujours plus féroces les luttes entre puissances économiques. Cette soumission à des fatalités qui ne sont nullement imposées par la nature prépare une humanité toujours plus éloignée de l’idéal d’une possible « humanitude ». C’est à dire d’une organisation des rapports entre communautés permettant de voir en chaque « autre » non un obstacle mais une source ».

Conclusion d’Albert Jacquard : « Un changement radical d’orientation est nécessaire. Il implique de mettre en place une société où aucun humain ne serait perçu comme « en trop ». Ce changement ne pourra être réalisé que par l’adhésion des nouvelles générations. Cette adhésion ne peut-être que le fruit de l’éducation. Nous voici donc devant une nouvelle définition du rôle du système éducatif : non plus préparer les jeunes à entrer dans la société, mais les préparer à construire une société nouvelle. »


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