Communiqués fédéral et local :

Rétention des notes d’examen
jeudi 4 juillet 2019

Communiqué de la fédération SUD Education

Depuis des mois l’opposition aux réformes des lycées et la demande d’une revalorisation significative mobilisent un nombre croissant d’enseignants.
À aucun moment, le ministre n’a envisagé de remettre en cause les fondements de ces réformes, écartant de fait toute possibilité de dialogue.
Cette obstination a suscité l’appel de l’intersyndicale à la grève le premier jour du baccalauréat, cette décision exceptionnelle n’a pas suffi à infléchir la position du ministre.

Aujourd’hui, il s’engage dans une escalade supplémentaire : dans de nombreuses académies des Recteurs annoncent leur volonté de retirer jusqu’à 15 jours de salaire aux professeurs ayant collectivement décidé une rétention des notes et menacent nos collègues de sanctions pour non remise des notes du baccalauréat.
Nous demandons au ministre de mettre fin à ces pressions inacceptables et d’engager un véritable dialogue indispensable au bon fonctionnement du service public d’Éducation pour permettre la communication des résultats du baccalauréat.

Lire le communiqué intersyndical

Communiqué de l’AG des grévistes de l’Académie de Lyon réuni·es jeudi 4 juillet

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Rassemblement des correcteurs et correctrices en grève devant le rectorat

Communiqué de l’AG des correcteurs et correctrices en grève de l’Académie de Lyon
Nous, professeur·es de l’Académie de Lyon, réuni·es en Assemblée Générale, sommes grévistes ce jeudi 4 juillet, jour des jurys de délibération du baccalauréat. Les copies ont été corrigées et les réunions de correction ont bien eu lieu.
Depuis la rentrée de septembre 2018, un large mouvement de contestation de l’ensemble des réformes Blanquer a débuté. En décembre, les lycéen·nes ont rejoint la contestation soutenue par certains enseignant·es ainsi que plusieurs syndicats. Le gouvernement est resté sourd aux revendications exprimées par les personnels de l’Éducation Nationale, les lycéen·nes et les parents d’élèves concernant les réformes.
Contrairement aux déclarations du Ministre, la mise en place de ces réformes va produire une détérioration des conditions d’apprentissage pour tous·tes les élèves dès l’année à venir : plus de 35 élèves dans toutes les classes, choix contraints des spécialités, accroissement des inégalités territoriales, impossibilité des demi-groupes, etc. L’introduction d’une forte dose de contrôle continu mettra fin à l’examen national du baccalauréat. Un bac local n’aura plus la même valeur selon les établissements.
De plus, les services surchargés et la dévalorisation du statut enseignant ne permettront plus un suivi de qualité pour tous·tes les élèves.
Depuis le début du mouvement de contestation, et aujourd’hui encore, le gouvernement montre clairement son refus de tout dialogue. Pour seule réponse, le Ministre a attaqué le droit de grève en convoquant des retraité·es, des professeur·es vacataires ainsi que du personnel administratif afin de remplacer abusivement les surveillant·es grévistes le 17 juin.
Depuis le début de la grève des professeur·es correcteurs et correctrices, le 2 juillet, le Ministre a tenté de nous intimider et de discréditer le mouvement.
Par ailleurs, le gouvernement a choisi délibérément de mettre en péril la régularité de l’examen en rompant l’égalité entre les candidat·es. Un grand nombre d’irrégularités affecte les décisions prises ce jeudi 4 juillet par les jurys : attribution de notes arbitraires, remise en cause de l’anonymat des candidats par l’utilisation des moyennes trimestrielles… Devant ces irrégularités, certains membres de jury, dont des président·es, ont refusé de siéger. Un grand nombre de motions ont été votées très majoritairement pour dénoncer ces dérives.

Le ministre porte donc la responsabilité d’avoir saboté l’examen national du baccalauréat 2019 au mépris des textes réglementaires (dont les articles 28 et L331-1 du code de l’Education) et de l’intérêt des élèves.
Les professeur·es ont décidé de reprendre le travail vendredi 5 juillet. Dès le matin, ils·elles seront présent·es dans les lycées, aux côtés de leurs élèves, pour les aider à préparer les éventuels oraux de rattrapage. Les copies corrigées seront collectivement remises l’après-midi au rectorat.
Le mouvement de contestation des réformes a fait la preuve qu’il était loin d’être minoritaire. Les personnels restent mobilisés : les réformes ne sauraient s’appliquer contre l’avis de l’ensemble de la communauté éducative.

L’assemblée générale des professeur·es en lutte de l’Académie de Lyon


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