AG contre la précarité — jeudi 19 mai à l’ENS

lundi 16 mai 2011

Pour information, une assemblée générale sur la précarité et les pressions au travail aura lieu à l’ENS de Lyon ce jeudi 19 mai à 10h30, amphi Descartes (à droite en entrant dans le hall de l’école, parvis Descartes).

L’AG sera suivie d’un pique-nique dans le jardin, où chacunE amène quelque chose à partager.

TouTEs les militantEs lyonnaiSEs sont les bienvenuEs à l’AG et au pique-nique.


Pressions et précarisation

Luttons contre la dégradation des conditions de travail à l’ENS de Lyon

La lutte contre la précarité

Depuis la fin de l’hiver, un collectif composé de personnel-le-s, d’enseignant-e-s et d’étudiant-e-s a engagé des actions pour lutter contre la précarité à l’ENS de Lyon. Des assemblées générales ont permis d’élaborer une plateforme de revendications, en premier lieu desquelles figure la mise en place d’un dispositif de titularisation ouvert à tou-te-s les personnel-le-s non-titulaires, quelques que soient la nature et le financement de leur contrat.

Lundi 18 avril, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées sous l’arche du bâtiment Monod de l’ENS de Lyon, où se tenait le conseil d’administration de l’ENS de Lyon. Par leur rassemblement et à travers une déclaration qu’elles ont lu aux membres du conseil, elles ont tenu à attirer l’attention sur les conditions de travail d’un grand nombre de personnes contractuelles à l’ENS de Lyon : CDD à répétition sur plusieurs années, salaires faibles et bloqués, absence de promotions et de primes, angoisses liées à leur avenir professionnel, pressions diverses exercées pour le renouvellement des contrats. Enfin, depuis le début de la semaine dernière, le collectif précarité propose une pétition à la signature des personnes qui travaillent sur le site de l’ENS de Lyon ou qui affirment leur solidarité avec le mouvement contre la précarité. En quelques jours, ce sont plus de 400 signatures qui ont ainsi été recueillies.

Des pressions

L’objectif de cette mobilisation est d’ouvrir un espace de discussion et de négociation, ce que la direction de l’ENS de Lyon s’est pour l’instant refusée à faire dans les instances, aussi bien au comité technique paritaire qu’au conseil d’administration. Pire, des pressions ont été exercées sur des contractuel-le-s mobilisées dont le contrat doit être renouvelé prochainement. C’est une situation inacceptable, face à laquelle les organisations syndicales présentes sur le site opposeront une résistance déterminée.

Les pressions ne concernent cependant pas que les seul-e-s contractuel-le-s. Récemment, plusieurs de nos collègues, dans différents services, départements et laboratoires, ont fait l’objet d’intimidations et de brimades de la part de leur hiérarchie. Cette généralisation des pratiques autoritaires dans la gestion de l’université est attribuable à plusieurs facteurs. L’ENS de Lyon continue de subir les effets d’une fusion menée au pas de course et qui a été source d’incertitudes profondes, d’intensification du travail et de souffrances individuelles et collectives. Incertitudes qui se prolongent aujourd’hui en l’absence d’engagements clairs sur les modalités de l’intégration de l’ex-INRP à l’ENS de Lyon. Mais par delà ces spécificités locales, c’est plus globalement la réforme de la gestion des universités imposée au cours des dernières années qui a accentué les logiques de mise en concurrence entre les personnel-le-s et le contrôle managérial sur notre travail. Les entretiens d’évaluations participent pleinement à cette entreprise. C’est pourquoi il est d’autant plus urgent aujourd’hui de manifester collectivement notre opposition à ces modalités d’organisation du travail qui affectent prioritairement les personnes mises en situation de vulnérabilité par des conditions d’emploi précaires.

Une logique de précarisation généralisée

En effet, alors même que notre mobilisation affirme la nécessaire égalisation par le haut du statut, des conditions de travail et de la représentation dans les instances entre les contractuel-le-s et des titulaires, les gestionnaires de l’université – des directions d’établissement au ministère – proposent un nivellement par le bas. Toutes les transformations déjà entreprises sous la houlette des compétences élargies et désormais annoncées sous la forme des Idex et autres dispositifs pointent dans la même direction : logique de mise en concurrence accrue ; logique de sabordage des statuts au profit d’une généralisation du recrutement sur contrat ou sur « poste à profil » en fonction d’appels à projet – aussi bien dans la recherche que dans l’administration ; logique enfin de contournement des instances traditionnelles de contrôle collégial au profit de la constitution d’une gouvernance forte. Face à cette précarisation généralisée, nous sommes tou-te-s perdant-e-s.

La mobilisation et l’action

Face à ces pressions et cette précarisation, nous ne sommes cependant pas démunis. En nous organisant collectivement, nous pouvons faire entendre nos revendications à plusieurs niveaux : par des actions ciblées contre des cas d’intimidations, par nos représentant-e-s dans les conseils, enfin par notre mobilisation et notre solidarité sur l’ensemble des établissements lyonnais (pétitions, rassemblements...). Le collectif précarité et l’intersyndicale de l’ENS de Lyon appellent à
une assemblée générale jeudi 19 mai à 10h30 dans l’Amphi Descartes

Une heure d’information syndicale a été demandée pour cette assemblée générale sur les thèmes de la précarité, des pressions et de la précarisation, ce qui veut dire que tou-te-s les personnes qui travaillent sur le site peuvent y participer. Elle sera suivie d’un pique-nique militant dans le jardin de l’ENS de Lyon (site Descartes).

Le collectif précarité de l’ENS de Lyon et l’Intersyndicale de l’ENS de Lyon : CGT (FERC-Sup, SNTRS), CNT, FSU (SNASUB – SNESUP), SUD Education, UNSA-éducation (AI - SNPTES).



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