Le premier mai, c’est aussi pour les collègues qui n’ont jamais fait grève

Pour les collègues qui ne se syndiquent pas parce qu’elles/ils estiment que ça ne sert à rien, qui ne font pas grève parce qu’elles/ils jugent que c’est inutile et coûteux, qui ne militent pas parce qu’elles/ils n’ont pas le temps...
On a inventé... le premier mai !
Payé-e-s pour aller manifester, ça devrait vous convenir, non ? A jeudi !
Avec notre gouvernement fanatique de chiffres et de sondages, ce premier mai, anniversaire de 1968, en plein mouvement lycéen, au milieu de conflits sociaux très nombreux dans le privé, alors que les économies budgétaires étranglent l’école publique et que le salariat subit des attaques inouies... sera ausculté de près.
Alors si nous sommes vraiment plus nombreuses/eux que d’habitude à protester jeudi, un peu partout en France, ça sonnera comme un avertissement, voire une menace, pour les grands actionnaires, les patrons des multinationales, les partisans de la précarité, de la flexibilité, de la privatisation des services publics, pour les fossoyeurs du code du travail, de la sécu, des retraites par répartition ou des allocations chômage...
Il restera, bien sûr, à construire les suites dans l’unité, parce qu’une journée, même réussie, ne pourra pas changer la donne sociale et politique de ce pays.
A nous de réussir ce premier pas !
Et qui sait, ça donnera peut-être envie à certain-e-s de commencer à réagir face aux attaques !

